SALMON
André
Charles
Aznavour a mis en musique et interprété un de ses textes sous le titre
:
-
Fraternité
(1960 et 1989)
Écrivain français (1881-1969) «poète cubiste» et remarquable témoin de lavie littéraire et artistique de son temps.
Né
à Paris, acteur de la révolution esthétique des années 1910, André
Salmon est de ces poètes qu’on dit «cubistes» par ce qu’ils
proposent en poésie un travail de renouvellement similaire à celui des
cubistes en peinture. Admirateur de l’art moderne, ami d’Apollinaire
et de Max Jacob, de Picasso, de Braque et de Derain, Salmon consacre à
la peinture de nombreux essais, parmi lesquels l’Art vivant
(1921), Cézanne (1923), l’Érotisme dans l’art
contemporain (1931), le Vagabond de Montparnasse : vie et mort du
peintre Amedeo Modigliani (1939), le Fauvisme (1956) et Henri
Rousseau (1962).
Parallèlement,
cet héritier des fantaisistes crée une œuvre poétique d’une vraie
modernité, non dénuée d’humour, mêlant rêve et réalité afin de
ménager effets de surprise et riantes échappées vers l’imaginaire (le
Livre et la Bouteille, 1919; Prikaz, 1919; Peindre,
1920 ; l’Âge de l’humanité, 1921; Créances, 1926; Tout
l’or du monde, 1927; Odeur de poésie, 1944; les
Étoiles dans l’encrier, 1952).
Outre
des romans, qui mêlent pareillement réalisme et fantastique - Monstres
choisis (1918), le Manuscrit trouvé dans un chapeau (1919), Bob
et Bobette en ménage (1919), la Négresse du Sacré-Cœur
(1920), Tendres canailles (1921), l’Entrepreneur d’illuminations
(1921), Une orgie à Saint-Pétersbourg (1925), le Monocle à
deux coups (1968) -, Salmon a laissé un témoignage précieux sur
la vie bohème des milieux littéraires et artistiques dans des
mémoires, l’Air de la butte (1948), Montparnasse (1950)
et Souvenirs sans fin (1955-1961).
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