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Blog Le Figaro - 11/11/2011

Aznavour : dernière tournée



Charles Aznavour est fidèle à lui-même. Imperturbable, impeccable et fuyant les rappels ! Dès son arrivée sur scène, en deux temps, l'air de rien, la salle est à lui. Il la conquiert sans esbroufe, sans gesticulation, par sa seule présence, que ponctuent un mot ou deux, et un grand sourire. Une sobriété sur scène rare dans le monde de la variété. Pour cette dernière tournée qu'il poursuit, après l'Olympia, en province à partir du 14 octobre (Strasbourg), il ne déroge pas à sa règle, sa constance, qui faisait dire à Jean Cocteau : «Avant Charles Aznavour, le désespoir était impopulaire. Il a fait son billard de l'argent, de la boisson et des déchirures sentimentales.» La scène, Aznavour l'a connue à 9 ans, comme danseur dans Un bon petit diable, puis en 1935 comme acteur sous la direction de Pierre Fresnay et comme chanteur duettiste avec Pierre Roche. C'est dire qu'il en connaît tous les ressorts. Auteur- compositeur pour Edith Piaf, Patachou ou Eddie Constantine, il a même signé Retiens la nuit pour Johnny Hallyday. Certes, on peut regretter un orchestre si large et trop de similitudes dans les orchestrations pour les nouvelles chansons. Mais le véritable Aznavour, celui qu'on aime, ressurgit quand l'orchestre se tait, et qu'il chante ses grands standards avec son pianiste pour seul accompagnement. Alors, la pureté musicale épouse la simplicité du personnage. Alliage magique. On se prend à espérer que ces instants de grande intimité, calés au milieu du récital, durent indéfiniment ; c'est dans ce duo inoubliable que ses paroles et ses mélodies prennent toute leur force. On comprend alors pourquoi Aznavour a inscrit, dans l'inconscient collectif, des dizaines de musiques et autant de paroles. Notamment sur cette jeunesse, qu'il continue à chanter à 87 ans comme s'il en avait toujours 20, dans un show ponctué de mélancolie et de chansons d'amour qu'il termine magistralement : Il faut savoir/ Coûte que coûte/ Garder toute sa dignité/ Et malgré ce qu'il nous en coûte/ S'en aller sans se retourner...

Le 11 novembre à Pau, les 12 et 13 à Toulouse, le 16 à Nice, les 17 et 18 à Marseille, le 19 à Toulon, le 23 à Tours, les 24 et 25 à Nantes, le 26 à Bordeaux, le 27 à la Rochelle, le 30 à Troyes, le 1er décembre et le 2 à Lyon, le 3 à Orléans, le 4 à Lille.

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