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Le Temps Culture - 03/11/2011

Charles Aznavour, sémillant senior de la chanson



Le chanteur faisait halte le 3 novembre 2011 à l’Arena de Genève

 Pour ses adieux à la scène, il faudra sans doute encore repasser. En dépit de ses 87 ans, Charles Aznavour est apparu jeudi soir à l’Arena de Genève dans une étonnante forme physique et vocale. En sémillant senior de la chanson. Malgré quelques défaillances dans les aigus ou les tempos accélérés et une palette de nuances amenuisée, l’infatigable chanteur assure sans peine deux heures de récital. Fidèle à une formule éprouvée depuis près de soixante ans à travers le globe.

 De «Viens m’emporter» à «Emmenez-moi» via «La mamma» ou «La Bohème», il alterne donc chansons d’aujourd’hui (Aznavour toujours, son dernier album) et incunables d’hier et d’avant-hier, comme il le souligne joliment durant l’un de ces intermèdes roublards dont il a le secret (les prompteurs révélés au public aussi). Douze musiciens dont une section de cordes et deux choristes l’accompagnent au long de cette énième remontée du temps, des regrets, des amours passionnées ou froissées qui musicalement passe de New York à Cuba, de l’Arménie à l’Espagne.

 Jazzy, latino, pop sixties, flamenco, tzigane ou Broadway, ce grand orchestre tout de noir vêtu, à l’unisson du maestro souvent juché sur sa chaise haute centrale, maîtrise tous les accents rythmiques. C’est classieux, sans effusions mais avec quelques ronflements, et un brin suranné parfois dans les arrangements. A l’image d’ailleurs des jeux de lumières et visuels trop illustratifs (vitraux pour «Ave maria», bouche de métro parisien sépia sur «Paris au mois d’août») pour faire amplement sens, ainsi que de certaines gestuelles aznavouriennes.

 N’étaient ces fautes de goût cosmétiques, le raté du duo filial sur «Je voyage» (l’une de ses filles est au chœur), la faiblesse des nouveaux titres à l’aune des classiques et l’épilogue abrupt alors que la salle déjà rallumée l’acclame debout, l’escale genevoise de l’ambassadeur d’Arménie en Suisse aurait presque été parfaite. Avec en guise de temps forts «Hier encore», «Qu’avons-nous fait de nos vingt ans?», «Les plaisirs démodés», «Désormais», «Trousse chemise», «Mes emmerdes» et l’éternelle beauté de «Sa jeunesse».

Olivier Horner



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