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Ouest-France.fr - Angers - 23/10/2011

À Angers, Charles Aznavour mesure le temps qui passe



 

Ouest-France.fr - Angers - 23/10/2011
À Angers, Charles Aznavour mesure le temps qui passe
musique dimanche 23 octobre 2011
Photo : Charles Aznavour, hier soir, sur la scène d’Amphitéa.
Sébastien Aubinaud.
Amphitéa, samedi soir, 20 40. Charles Aznavour arrive, tout de noir vêtu, une ligne superbe. D’un signe à son chef d’orchestre, il lance la machine : c’est parti pour deux heures de show. Du music-hall à l’ancienne, avec des orchestrations dignes des années 70, dans ce qu’elles avaient de plus mélodieux. Un spectacle d’une incroyable modernité, avec douze musiciens et deux choristes, dont la propre fille de Charles Aznavour. Trois claviers, deux percussionnistes, un quatuor à cordes, un guitariste, un bassiste et un saxophoniste, d’une virtuosité sans égal, si ce n’est leur bonne humeur.
Emporté par des arrangements très swing, l’octogénaire pose sa voix si reconnaissable sur ses nouvelles chansons, avant d’explorer son immense répertoire. Certains titres sont applaudis dès les premiers accords, tant ils font partie d’un bien commun, et précieux.
La tonalité est toujours la même : Charles Aznavour mesure le temps qui passe, au fil des amours qui s’étiolent, « sur l’eau calme de mon âge où l’orage ne tonne plus », car « il faut savoir quitter la table quand l’amour est desservi ».
Triste, Charles Aznavour ? Non, terriblement mélancolique lorsqu’il recommande de « boire jusqu’à l’ivresse notre jeunesse ». Sa fille vient tisser le lien entre toutes ses vies dans un duo étonnant : leurs deux voix s’assemblent à merveille, comme une spirale ADN.
Puis le chanteur aux cheveux blancs fait tomber la veste, jongle avec les décennies de sa vie avec une incroyable force intérieure, doublée d’une volonté de fer… et de bien faire.
Rythmant à la perfection son show réglé au millimètre, Charles Aznavour alterne les titres très entraînants – comme une formidable version de Mes amis, mes amours, mes emmerdes – et des morceaux de pure intimité, avec La Bohème en point d’orgue. Un tonnerre d’applaudissements salue le départ, sans rappel, de cet auteur – compositeur – interprète incroyablement charismatique. Un seul mot d’ordre dans la file des spectateurs qui s’éloignent, le sourire au cœur : « Il a la pêche ! »
Laurent BEAUVALLET.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-a-Angers-Charles-Aznavour-mesure-le-temps-qui-passe_-2003879------49007-aud_actu.Htm

 


Photo : Charles Aznavour, hier soir, sur la scène d’Amphitéa.Sébastien Aubinaud.

 

Amphitéa, samedi soir, 20 40. Charles Aznavour arrive, tout de noir vêtu, une ligne superbe. D’un signe à son chef d’orchestre, il lance la machine : c’est parti pour deux heures de show. Du music-hall à l’ancienne, avec des orchestrations dignes des années 70, dans ce qu’elles avaient de plus mélodieux. Un spectacle d’une incroyable modernité, avec douze musiciens et deux choristes, dont la propre fille de Charles Aznavour. Trois claviers, deux percussionnistes, un quatuor à cordes, un guitariste, un bassiste et un saxophoniste, d’une virtuosité sans égal, si ce n’est leur bonne humeur.

Emporté par des arrangements très swing, l’octogénaire pose sa voix si reconnaissable sur ses nouvelles chansons, avant d’explorer son immense répertoire. Certains titres sont applaudis dès les premiers accords, tant ils font partie d’un bien commun, et précieux. 

La tonalité est toujours la même : Charles Aznavour mesure le temps qui passe, au fil des amours qui s’étiolent, « sur l’eau calme de mon âge où l’orage ne tonne plus », car « il faut savoir quitter la table quand l’amour est desservi ».

Triste, Charles Aznavour ? Non, terriblement mélancolique lorsqu’il recommande de « boire jusqu’à l’ivresse notre jeunesse ». Sa fille vient tisser le lien entre toutes ses vies dans un duo étonnant : leurs deux voix s’assemblent à merveille, comme une spirale ADN.

Puis le chanteur aux cheveux blancs fait tomber la veste, jongle avec les décennies de sa vie avec une incroyable force intérieure, doublée d’une volonté de fer… et de bien faire.
Rythmant à la perfection son show réglé au millimètre, Charles Aznavour alterne les titres très entraînants – comme une formidable version de Mes amis, mes amours, mes emmerdes – et des morceaux de pure intimité, avec La Bohème en point d’orgue. Un tonnerre d’applaudissements salue le départ, sans rappel, de cet auteur – compositeur – interprète incroyablement charismatique. Un seul mot d’ordre dans la file des spectateurs qui s’éloignent, le sourire au cœur : « Il a la pêche ! »


Laurent BEAUVALLET. OUEST-FRANCE



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